Foot - L1 : Eo : « Partis avec un handicap »
Défait au Stade Félix Bollaert de Lens (2-0), Nantes continue de faire du surplace au classement (18ème). Et inquiète à nouveau très sérieusement après le sursaut d'orgueil des trois derniers matches. Face aux Sang et Or, les Canaris n'ont rien montré d'autre que le visage d'une équipe sans ligne directrice, ni collectif, ni sentiment de révolte. Pour son entraîneur Georges Eo, les événements se seraient peut-être enchaînés différemment sans encaisser un but si tôt.
« Georges Eo, que ressentez-vous après cette défaite face à Lens ? De la frustration ? De la déception ?
Un peu de tout. On aurait aimé lutter à armes égales alors que nous sommes partis avec un handicap avec l'ouverture du score rapide de Lens (Coulibaly, 47e seconde). Malheureusement, au fil de la rencontre, nous n'avons pas eu les arguments pour revenir au score.
A 1-0 pour Lens, avez-vous espéré ?
Disons que nous aurions pu revenir lors de la première période, au cours de laquelle Lens n'était pas vraiment, vraiment bien. Nous étions encore dans un état de fraîcheur physique nous permettant éventuellement de marquer. Maintenant, il est certain que, plus le temps passait, et moins on avait de chance de marquer car la machine lensoise, avec sa puissance, s'est mise en route et a pris le dessus. On n'a pas pu espérer quoi que ce soit durant les trente dernières minutes. On était vraiment en état d'infériorité.
Comment avez-vous senti vos joueurs psychologiquement après ce but encaissé d'entrée de jeu ?
Il y a eu le coup de massue. Ensuite, on s'est remis en route. La première mi-temps, dans son ensemble, n'a pas été mauvaise. On a eu des occasions, même si, dans certaines circonstances, nous aurions pu mieux faire. Si nous n'avons pas quelque chose à défendre, si nous n'avons pas un jeu cohérent, ça se paie face à une équipe comme Lens. C'est ce qui s'est passé, même si le deuxième but intervient sur un coup de pied arrêté (NDLR : coup-franc de Seydou Keita) dévié, un coup de chance. C'est la malchance, le manque de réussite d'une équipe en difficulté.
Comment avez-vous trouvé votre adversaire, le Racing Club de Lens ?
C'est une bonne équipe, on le savait. Ils ont les joueurs qu'il faut, un équilibre entre la puissance, la technique, la vitesse. C'est une équipe qu'on va retrouver dans les trois premiers du classement. On le dit tous les ans. Lens est un postulant à la Ligue deschampions. »
Recueilli à Lens par Olivier MAILLARD






















