Silencieux au soir de la défaite de Nantes face à Sochaux (0-2) qui fait des Canaris la lanterne rouge de la L1, le latéral gauche Franck Signorino, en colère, est revenu dimanche sur cette nouvelle déception, reconnaissant que «l'actualité du club, c'est le maintien, plus la 6e place».
«Franck Signorino, dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Qui ne serait pas inquiet avec six points en neuf matches. Notre situation mathématique m'interpelle. Maintenant, il ne sert à rien de nous tourmenter sur notre position. On ne doit pas se laisser abattre. Nous sommes conscients de nos lacunes. Si le public pense que l'on ne mouille pas le maillot, il se trompe. C'est faux ! Même si nous ne parvenons pas à retranscrire notre volonté sur le terrain.
Justement, que vous inspirent les moqueries du public ?
Rien à foutre ! Je vous le dis clairement : je m'en fous royalement. Je n'ai pas besoin des sifflets pour savoir que notre prestation ne donne pas satisfaction. Je suis assez lucide pour cela. Non, ce qui me déplait, c'est d'entendre les "Olé, Olé", les "ils sont les derniers, ils sont les derniers" ou encore "allez les jaunes et bleus" dès la première mi-temps. Moi, cela ne me touche pas mais cela me dérange par rapport à l'équipe... Des sifflets seraient justifiés, logiques. Nous sommes vingtièmes, on ne leur demande pas de nous applaudir vu notre prestation pendant une heure. De là à chambrer alors que nous sommes déjà dans le pétrin. Je ne pense pas qu'ils puissent revendiquer être des supporters nantais.
Certe mais c'est pour vous faire bougé le cu* !
Pensez-vous à la Ligue 2 ?
La Ligue 2, je n'y pense pas. Ce serait un aveu de faiblesse de ma part. Encore, si nous étions à dix journées de la fin... Je vois surtout qu'il y a quatre équipes à une longueur seulement devant nous. J'ai la faiblesse d'imaginer que je vais gagner à Nancy la semaine prochaine... Maintenant, et ça vous pouvez l'écrire, la sixième place (objectif annoncé par le président Rudi Roussillon en début de saison, ndlr) n'est plus d'actualité. Notre actualité, c'est le maintien. On va la faire à la Guy Roux. Loïc Guillon, notre capitaine, n'a pas dit autre chose. Si certains n'en sont pas conscients, c'est un gros manque de lucidité. Contredire le président aurait été manquer de respect et de cohérence vis-à-vis de la politique du club. J'avais confiance dans le recrutement. On nous avait annoncé des joueurs ambitieux et de qualité, ce qu'ils sont. J'ai toujours confiance en eux et dans ce groupe. Notre problème est avant tout mental. Nous n'avons pas la force mentale pour revenir au score quand nous sommes menés. Vous pouvez trouver tous les défauts du monde à tel joueur ou tel entraîneur mais le foot est fait à 70% de mental et 30% de faits et gestes techniques et tactiques.» (AFP)
















